On dit que le véritable chemin pour toucher le cœur d’un homme passe par son estomac (d’ailleurs des recherches indiquent qu’il en va de même pour la femme), mais, moins souvent vendeur est l’adage qui dit que le véritable chemin pour toucher le cerveau d’une personne passe par son nez. Notre sens de l’odorat est souvent sous-estimé en comparaison à nos autres sens, mais la science olfactive (odorat) est autant convaincante qu’intrigante. Une récente recherche démontre également que l’olfaction est plus sophistiquée qu’on le croyait précédemment, puisque les humains peuvent reconnaître plus d’un mille milliard d’odeurs différentes. Comparez ces données aux dérisoires 500 000 tonalités que peut discerner l’oreille humaine ou les plusieurs millions de couleurs différenciées par l’œil. Les premiers prestataires d’aromathérapie ne savaient sûrement rien de la façon dont les odeurs sont traitées par le cerveau, mais ils reconnaissaient que les odeurs pouvaient rehausser le bien-être physique, mental, émotif et spirituel.

L’interprétation des odeurs commence dans une masse cellulaire neurologique, appelée la fissure olfactive, située à l’arrière du nez et adjacente au centre olfactif du cerveau. Les pointes de ces neurones sont dotées de récepteurs chimiques qui lient les molécules olfactives et créent un code neural complexe qui passe à travers le cerveau en tant qu’impulsion électrique où elle est interprétée par le cortex olfactif. De là, les renseignements olfactifs sont transmis au système limbique qui contient les régions cérébrales clés impliquées dans la mémoire, l’humeur et les émotions. On suppose que c’est pour cette raison qu’une odeur en particulier nous rappelle la cuisine de notre grand-mère ou un événement spécial, ainsi que les émotions qui sont rattachées à ce moment et à cet endroit. C’est également ce qui permet d’expliquer pourquoi l’aromathérapie est souvent un élément d’influence.

Les huiles essentielles sont la base de l’aromathérapie puisque ces essences puissantes et pures peuvent évoquer une gamme d’effets physiques, mentaux et émotionnels positifs. Au Canada, il n’existe présentement que huit revendications approuvées en matière d’aromathérapie acceptées par Santé Canada pour les nombreuses huiles essentielles disponibles sur le marché, bien que les aromathérapeutes utilisent des centaines d’huiles essentielles et de combinaisons d’huiles essentielles dans leur pratique. Prenez par exemple, les huiles populaires suivantes, notamment les huiles de citron, de géranium et de théier qui ne sont autorisés qu’à afficher la revendication suivante : « utilisée en aromathérapie pour contribuer à soulager le rhume/la toux » bien que les praticiens en aromathérapie choisissent ces huiles pour de nombreux usages cliniques. L’huile de théier à elle-seule est également reconnue en aromathérapie comme étant un anti-bactérien, un anti-microbien, un anti-septique, un anti-viral, un cicatrisant (régénérateur de cellules), un expectorant, un fongicide, un insecticide, un stimulant et un sudorifique (inducteur de transpiration).

En mettant l’usage traditionnel de côté, que disent les recherches modernes sur les huiles essentielles. Une étude sur l’huile essentielle de théier en tant que traitement topique pour éliminer la bactérie MRSA résistante aux antibiotiques sur la peau des patients hospitalisés a découvert qu’elle est aussi efficace que le traitement standard. Une étude sur l’huile essentielle de gingembre inhalée chez les femmes recevant des traitements de chimiothérapie contre le cancer du sein a démontré atténuer la nausée aiguë. Des recherches sur l’effet de l’aromathérapie à la lavande sur l’anxiété parmi les patients dentaires et sur l’anxiété et la dépression chez les femmes venant d’accoucher ont démontré une amélioration importante. L’aromathérapie faisant usage des huiles essentielles de romarin et de citron le matin et de lavande et d’orange le soir a apporté une amélioration importante dans l’orientation personnelle liée aux fonctions cognitives chez 28 patients âgés souffrant de différentes formes de démence. Au Japon, une étude de la pratique du « bain » forestier (marcher dans les bois), considérée comme étant semblable à l’aromathérapie naturelle, a indiqué que les NK (cellules tueuses naturelles) peuvent augmenter pendant au moins 30 jours après une marche en forêt. Ce ne sont que quelques exemples du nombre croissant d’études de recherche qui sont effectuées et qui démontrent des résultats prometteurs de l’usage thérapeutique des huiles essentielles.

Alors que la période des Fêtes approche, profitez-en pour faire vos provisions d’une vaste gamme d’huiles essentielles. Non seulement pourront-elles vous aider à vous détendre et à demeurer en santé lorsque vous serez tiraillé dans tous les sens, mais elles pourront aussi remplir votre maison de parfums magnifiques qui sauront ravir vos invités. Puisque vous serez probablement trop occupé pour visiter les bois en cette période de l’année, pourquoi ne pas faire entrer la forêt chez vous à l’aide de cette recette fort intéressante.

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Forêt d’hiver – Mélange pour diffuseur

Comme une marche dans les profondeurs d’une forêt dense. Vous serez captivé par l’odeur du sapin de Noël et les notes apaisantes du bois de cèdre. Ces huiles sont d’excellents purificateurs d’air, et reconnues comme étant bénéfiques pour les voies respiratoires. Elles sont surtout idéales pour rafraîchir l’air d’une pièce étouffante et surchauffée.

8 gouttes d’huile essentielle de bois de cèdre
4 gouttes d’huile essentielle de sapin baumier
4 gouttes d’huile essentielle d’eucalyptus

Directions : Ajoutez le nombre recommandé de gouttes d’huiles essentielles de NOW à votre diffuseur. Détendez-vous!

par Randy Betts, BSc

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Références :
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Lehrner J, Marwinski G, Lehr S, Johren P, Deecke L. Ambient odors of orange and lavender reduce anxiety and improve mood in a dental office. Physiology and Behavior. 2005; 86 (1-2):92–95.
Conrad P, Adams C. The effects of clinical aromatherapy for anxiety and depression in the high risk postpartum woman—a pilot study. Complementary Therapies in Clinical Practice. 2012; 18 (3):164–168
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