La ménopause est une phase dans la vie des femmes âgées de 40 à 55 ans où l’ovulation et la fertilité prennent fin. L’Organisation mondiale de la santé définit la ménopause comme étant 12 mois consécutifs sans menstruations et l’absence d’œufs viables dans les ovaires. Pendant cette période, les ovaires commencent à cesser de fonctionner et de produire deux hormones, l’estrogène et la progestérone qui jouent un rôle important dans la vie des femmes.

Plusieurs symptômes inconfortables sont associés à la ménopause et aux changements hormonaux qui y sont liés. Ils peuvent inclure des bouffées de chaleur, de la transpiration, de l’insomnie, des maux de tête, une vaginite, de la nervosité, de la distraction et des problèmes de concentration – ces symptômes qui peuvent faire de la ménopause une période de la vie difficile. De plus, la perte de masse osseuse et le risque de maladie cardiovasculaire augmentent. La période précédant la ménopause, la périménopause est le moment où le niveau des hormones fluctue et où certains symptômes de la ménopause commencent à apparaître.

La gravité de ces symptômes diffère d’une femme à une autre, mais semble liée à l’alimentation et à l’environnement. Les femmes de nombreuses régions du monde ont des symptômes moins sévères que les femmes en Amérique du Nord et en Europe de l’Ouest.

Le fonctionnement des glandes surrénales est un autre problème touchant la gravité des symptômes de la ménopause. Ces glandes peuvent continuer de fournir de l’estrogène et de la progestérone au corps après l’apparition de la ménopause. Cependant, le stress, une mauvaise alimentation, un manque de sommeil et la consommation de caféine peuvent nuire au fonctionnement de ces glandes, intensifiant davantage les symptômes de la ménopause.

Les bouffées de chaleur – Le principal défi de la ménopause
Les bouffées de chaleur sont les symptômes les plus courants de la ménopause. En Amérique du Nord et dans les pays de l’Europe de l’Ouest, 72 % des femmes ménopausées ont des bouffées de chaleur.1 Ces bouffées peuvent varier d’une femme à une autre au niveau de la fréquence, de quelques-unes par mois à plusieurs en une heure, et au cours d’une durée de vie – entre cinq et quarante ans.

Les bouffées de chaleur sont également appelées le symptôme vasomoteur. Pendant une bouffée de chaleur, le rythme cardiaque de la femme peut augmenter par autant que cinq fois par minute et la température de la peau peut augmenter de façon dramatique. Les symptômes des bouffées de chaleur sont principalement ressentis au niveau du visage, du cou et de la partie supérieure du corps, et sont accompagnés par une transpiration accrue. La température centrale réelle du corps augmente en raison de la perte de chaleur causée par la transpiration.

Ressentir des bouffées de chaleur est certainement inconfortable, mais pire encore, ces bouffées peuvent avoir un effet dramatique sur la qualité de vie en nuisant aux activités quotidiennes. Elles peuvent entraîner une interruption du sommeil, de l’insomnie, une anxiété et une irritabilité accrues.

On considère qu’un faible niveau d’estrogène est un facteur causant les bouffées de chaleur. L’estrogène contribue à réguler la température centrale interne du corps. Chez les femmes ménopausées, même de petits changements à la température centrale interne semblent déclencher des mesures de refroidissement (transpiration et bouffées de chaleur) puisqu’il n’y a pas assez d’estrogène pour contrôler correctement ces mesures. Le processus n’est pas parfaitement compris puisqu’il y a de nombreux autres facteurs qui entrent en ligne de compte. Certaines femmes ne ressentent pas de bouffées de chaleur pendant leur ménopause, ni la diminution d’estrogène qui y est associée.

THS – Les risques associés au traitement hormonal substitutif
Le traitement principal contre les bouffées de chaleur utilisé par le corps médical est le traitement hormonal substitutif (THS). Le THS consiste à utiliser de l’estrogène conjugué (Premarin®) ou une combinaison d’estrogène et de progestérone pour pallier l’absence de ces hormones pendant la ménopause. En terme de résultats, le THS a été efficace pour réduire les bouffées de chaleur, prévenir la perte de densité osseuse et les fractures et pour traiter la sécheresse vaginale.

Malgré les bienfaits du THS, trois importantes études cliniques sur les effets du THS publiées entre 2002 et 2010 ont mis de l’avant les risques de cette thérapie. De façon inattendue, on a découvert que le THS augmentait de manière importante le risque de crises cardiaques, d’AVC, de caillots, de cancer du sein, de cancer de l’endomètre (lorsque de l’estrogène était pris régulièrement) et des maladies de la vésicule biliaire.3

En raison de ces résultats adverses, la majorité des médecins en Amérique du Nord ont cessé de conseiller le THS à leurs patientes. Maintenant, le THS est utilisé uniquement pour les femmes ressentant de graves symptômes ménopausiques et, même dans ces cas, à très petites doses et sur une courte période de temps.

Certains professionnels de la santé prescrivent l’usage d’hormones « bioidentiques » extraites de soya ou d’igname velue, qui sont considérées comme étant moins puissantes et plus sécuritaires que le THS. Ces hormones sont disponibles en pharmacies sous une variété de formes. Malheureusement, bien qu’elles soient considérées comme étant plus sécuritaires que le THS, aucun essai clinique important n’a été effectué pour confirmer la sécurité des hormones bioidentiques.4

Les alternatives naturelles au THS
En s’éloignant du THS, les femmes ont eu à chercher des alternatives pour apaiser leurs symptômes ménopausiques. Réduire le stress, faire régulièrement de l’exercice, éviter de fumer et s’assurer de vivre dans un milieu sain et positif peuvent aider.5 L’usage de compléments naturels conçus pour apaiser l’inconfort de la ménopause joue également un rôle chez les femmes ménopausiques cherchant un soulagement.

Récemment, les aliments naturels à base de soya et les extraits de plantes comme la cimicaire à grappes et le trèfle rouge avaient été utilisés par les femmes pour aider à apaiser les symptômes de la ménopause, notamment les bouffées de chaleur. Ces plantes contiennent des phytoestrogènes ou des « estrogènes alimentaires », signifiant qu’elles sont des composés oestrogéniques consommés par le biais d’aliments et non pas produites par le système endocrinien. Les phytoestrogènes ont des effets oestrogéniques sur le corps, signifiant qu’ils imitent les effets oestrogéniques. Les phytoestrogènes à base de soya contiennent les isoflavones, la génistéine et la diadzéine.

Une source de phytoestrogènes a maintenant été identifiée comme ayant des effets encore meilleurs que ceux des produits à base de soya. On a découvert que le houblon (Humulus lupulus L.), la plante mieux connue pour son utilisation dans la bière, était riche en phytoestrogènes appelé 8-prénylnaringinine (8-PN). La 8-PN est un prénylflavonoïde, et une matière 8-PN normalisée a été développée à partir de houblon et étudiée lors d’essais cliniques sur des femmes pour apaiser les bouffées de chaleur.

Lifenol® – Un extrait de houblon prouvé en clinique
L’extrait de houblon de marque Lifenol® contient de 0,15 à 0,25 % de 8-PN. Cette matière a été étudiée lors d’essais cliniques sur des femmes pour en évaluer la sécurité et l’efficacité contre les symptômes de la ménopause.

Lors d’un essai clinique, les femmes ménopausiques recevaient soit un placebo ou un complément de 85 mg de Lifenol®. Après six semaines, 60 % des femmes ayant reçu le complément de Lifenol® avaient bénéficié d’une réduction de leurs bouffées de chaleur. Ces femmes avaient ressenti une réduction moyenne de 30 % de leurs bouffées de chaleur.6

Une deuxième étude sur Lifenol® a évalué la qualité globale de la vie des femmes ménopausiques. De nouveau, ces femmes recevaient soit un placebo ou un complément de 85 mg of Lifenol®. Un pourcentage prometteur de 90 % des femmes qui avaient reçu le complément Lifenol® ont rapporté avoir bénéficié d’une meilleure qualité de vie, et trois fois le nombre de femmes du groupe Lifenol® ont rapporté une « solide » amélioration au cours des 6 semaines. Les symptômes évalués comprenaient la transpiration, l’insomnie, la nervosité et les vertiges.7

La cimicaire à grappes et la sauge – D’autres herbes pour apaiser les effets de la ménopause

La 8-PN du houblon n’est pas le seul phytonutriment à offrir des effets bénéfiques sur les symptômes de la ménopause. La cimicaire à grappes est un phytoestrogène qui a été utile pour réduire l’incidence des bouffées de chaleur. Dans une étude, 40 mg de cimicaire à grappes étaient aussi efficaces que des estrogènes conjugués, mais sans avoir d’effet sur l’épaisseur de l’endomètre de l’utérus comme le fait la thérapie à l’estrogène. Dans une autre étude, 80 % des femmes ont rapporté une réduction des problèmes ménopausiques dans un délai d’un mois d’utilisation.17

La sauge, une herbe ayant une longue histoire de nombreux usages traditionnels, est également connue comme étant utile pour réduire efficacement les bouffées de chaleur et la transpiration pendant la nuit.18

Références :
1. Nelson HD (2008) Menopause. Lancet 371(9614): 760–70. doi: 10.1016/s0140-6736(08)60346-3
2. “Natural solution for hot flashes”. Naturex.
3. Murray, Michael, N.D. “The Encyclopedia of Natural Medicine.” Third Edition. Atria. p. 784-785.
4. Ibid. p. 786.
5. Torkos, Sherry, BSc Phm. “The Canadian Encyclopedia of Natural Medicine.” Second Edition. 2013. HaperCollins Publishers. pp 348-349.
6. Erkkola, R. et al., A randomized, double-blind, placebo-controlled, cross-over pilot study on the use of a standardized hop extract to alleviate menopausal discomforts. Phytomedicine (2010), doi:10.1016/j.phymed.2010.01.007
7. Heyerick, A. et al. A first prospective, randomized, double-blind, placebo-controlled study on the use of a standardized hop extract to alleviate menopausal discomforts. Maturitas 54 (2006) 164-175.
8. Rad, M., et al. Pharmokinetics and systemic endocrine effects of the phytoestrogen 8-prenylnaringenin after single oral doses to postmenopausal women. Br. J. Clin. Pharmacol. 62:288-296.
9. Bolca, Selin et al. Disposition of hop prenylfavonoids in human breast tissue. Mol. Nutr. Food Res. 2010. 54, 1-11.
10. “Effects of Lifenol® on the endometrium and vaginal cytology of menopausal women.” Unpublished.
11. “Renew your sense of womanhood with Lifenol.” 2012.
12. Brunelli, E. “8-prenylnaringenin inhitibs epidermal growth factor-induced MCF-7 breast cancer cell proliferation by targeting phosphatidylinositol-3-OH kinase activity. 2009. J Steroid Biochem. Mol. Biol. 113:163-170.
13. Pepper, MS. “8-prenylnaringenin, a novel phytoestrogen, inhibits angiogenesis in vitro and in vivo.” J Cell Physiol, 2004 Apr; 199 (1): 98-107.
14. Effenberger, K.E. et al. Regulation of osteoblastic phenotype and gene expression by hop-derived phytoestrogens. J. Steroid Biochem. Mol. Biol. 96:387-399.
15. Sehmisch, S. Comparison of the phytohormones genistein, resveratrol and 8-prenylnaringenin as agents for preventing osteoporosis. Planta Med. 2008. 74:794-801.
16. Fromentin, Emillie. “Lifenol® is not a traditional hops extract for insomnia.” Internal paper.
17. Murray, Michael, N.D. “The Encyclopedia of Natural Medicine.” Third Edition. Atria. p. 790.
18. Health Canada. “Monograph: Sage”. Natural Health Products Directorate. http://webprod.hc-sc.gc.ca/nhpid-bdipsn/atReq.do?atid=sage.or&lang=eng

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Au sujet de l’auteur : Le réseau Health First

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